Pour la 3ème fois, je vais prendre le départ de cette épreuve de trail de 23 km et de 1600 m de D+. Les 2 fois précédentes en 2010 et en 2011 m’avaient tellement plu que je m’étais jurée de le refaire. D’ailleurs ne dit on pas « jamais 2 sans 3 »?

7 heures du mat,j’ai des frissons, je suis en T-shirt,mais il va faire bon!P1020546

On retrouve Fredo et Fabien qui se sont levés tôt pour voir le départ,et, munis de leurs appareils ils nous tirent le portrait, on se prendrait ( presque) pour des stars;) !

On se met dans la masse des coureurs P1020555déjà en place derrière la ligne de départ et on attend en écoutant les commentaires du speaker, aussitôt traduits en anglais car un grand nombre de nationalités sont représentées. Le coureur sur l’afficheaffiche crossMB ,un certain Sacha nous encourage,

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le compte à rebours commence, 10 ,9, 8, 7,…0 , Partez!!!

photo départ

 

Alors, comme tout le monde, on part! Mais tout le monde part drôlement vite alors on se fait bien doubler, j’ai pas envie de m’asphyxier ! Fredo et Fabien se sont perchés sur un promontoire central un peu plus loin et nous filment 😉 C’est vraiment très sympa d’être supportés! Sur le parcours, après le premier ravitaillement, nous sommes également contents de retrouver Patrick, un habitué du cross et du marathon les années précédentes (c’est d’ailleurs le lendemain du cross 2010 que nous l’avions rencontré en pleine baignade avant le lac blanc). Des coureurs de son club, les D’Ranners, reconnaissables à leurs maillots nous encourageront d’ailleurs à plusieurs reprises.

Je n’ai pas des très bonnes sensations car j’ai mis mes chaussettes de compression alors que je ne les mets pas d’habitude et je ne me sens à peu près bien qu’au bout de 3 ou 4 km.

Que dire de cette première partie de course, cet avant...? Avant quoi? Lisez vous saurez 😉

Rien de spécial, je ne suis pas super à l’aise malgré une bonne prépa ( pour l’Euskal trail gourmand) pas si vieille que ça, et je m’essouffle dans les côtes lorsque ça monte. Même si les conditions sont idéales pour courir, et qu’il ne fait pas chaud, j’ai chaud.

Quand arrive la descente un peu avant le 15eme km je redeviens à l’aise, et trouve ça plus facile que ce à quoi nous sommes habitués au pays basque. Je survole d’appuis en appuis et je prends de l’assurance, on double un paquet de coureurs prudents, et on s’amuse énormément!

Là, je vous imagine en train de vous dire « elle va se planter » et bien….

Vous avez raison!!!!

Alors que c’est bientôt la fin de la descente, une racine sournoise se met sur mon chemin… et mon pied droit trébuche dessus, occasionnant une mauvaise réception…

Le contact avec le sol est très rude. La cheville gauche roule, je la sens… les genoux prennent cher, ainsi que la jambe droite qui, sans que je comprenne comment se trouve affublée d’une grande balafre  ensanglantée (alors que j’avais la chaussette).

Mais bien qu’abasourdie par ce qui vient de m’arriver (alors que ça y était! je me croyais déjà une traileuse accomplie!) et un peu sonnée par la douleur, quand un coureur me propose sa pommade anti inflammatoire pour que je m’en applique, j’accepte!

J’enlève la chaussette, je mets la pommade, je remets chaussette et chaussure, et…je me relève.

J’ai envie de pleurer tellement j’ai mal, mais quand un bénévole me propose d’arrêter là et me dit que dans ce cas, il faut que je redescende, je lui dis que ça va , et que je vais continuer.

L’après

L’après est une lutte pour arriver à temps à la 2ème barrière horaire, ce que nous parvenons à faire avec même une confortable avance de 7 minutes.

Mais malgré le petit snack (2 ou 3 quartiers d’orange), mon moral est au plus bas. Je sais qu’il ne reste plus beaucoup de km pour arriver, mais chaque pas est souffrance (il ne s’agit plus de foulée) et ma volonté a fichu le camp (à vitesse grand V elle) laissant place à un grand abattement.

Les encouragements des autres coureurs , des spectateurs (en général, car il y a quand même un pas très malin, qui se fout de moi en disant »il y en a même qui font un pèlerinage »… . très drôle!) produisent néanmoins leur effet booster.

Je termine l’épreuve, 5 h 17 après l’avoir commencée, mais comme je vous l’ai raconté, j’ai vécu l’avant et j’ai subi l’après.

Le soir, une fois la douche prise, on a meilleure allure pour retrouver nos amis et aller manger une bonne fondue ! suivie d’une tarte au citron meringuée, il faut bien recharger les batteries!P1020565

Le bulletin de santé:

La cheville gauche est encore gonflée à J+6, mais j’applique les règles en cas d’entorse : RICE

Mais non, il ne s’agit pas de manger du riz! R= Rest= Repos, I= Ice= glace; C= contention; E= Elevation

et à J +4, vous ne devinerez jamais ce que j’ai extirpé de ma jambe  droite: un petit caillou…

Je l’avais pourtant dans la peau ce cross ! 😉

 

 

 

 

 

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