Un forum de course à pied que je fréquentais depuis 2008 a fermé récemment. Voici mon portrait tel qu’il y avait été publié en 2009, Souvenirs …souvenirs 😉

« Née à Dakar d’un père méridional et d’une mère polonaise, j’ai vécu mes 10 premières années en Afrique et les 10 suivantes en région parisienne (à Chatou) et c’est d’ailleurs au Parc de St Cloud que j’ai fait mes tous premiers footings avec mon père, alors coureur lui aussi. J’ai un frère plus âgé que moi, coureur et marathonien lui aussi.
Puis, je suis venue poursuivre à Talence mes études de Sciences Eco commencées à Nanterre, et je n’ai plus quitté depuis la région bordelaise.
J’ai testé plusieurs autres disciplines sportives en amateur, toujours.
En Afrique, c’était petit tutu et chaussons de pointes roses pour de la danse classique.
Puis , natation ,judo, ski, dans la période catovienne.
Au niveau sportif, j’affiche au compteur 9 marathons (La Rochelle, Le Médoc 2 fois, Paris, Las Vegas, Honolulu, Singapour, Florence, et GoldCoast), plusieurs semi marathons (Bordeaux, Morcenx dans les Landes, Niort, plusieurs Behobia), des 15km et plein de 10 et 5 km dans la région et les départements voisins.
Mes meilleurs temps:

sur 5 km : 24 min,

sur 10 km 49’48,

sur 15, 1h20

sur semi 1h 59

et sur marathon, 4h 24.
J’ai une prédilection pour les circuits plats, et n’ai jamais essayé le trail. Mon terrain d’entraînement étant plat, dès que je vois une côte en course, j’appelle au secours !
Quel  chemin m’ a menée à la course à pied:
Mise à part une première expérience de 10km en 1985, tentée sans entraînement ni chaussures spécifiques, mais aboutie dans la souffrance… arrivée juste avant les meilleurs coureurs du semi qui se tenait le même jour ( à Bègles), j’ai vraiment eu le déclic en 96. Avoir eu la chance de pouvoir assister au doublet gagnant de Marie-José Pérec dans les gradins du stade à Atlanta m’a donné envie de m’y mettre et au retour assistée de mon mari coureur, je faisais mes premières foulées sur un circuit de 7 km, que nous avons nommé le Chemin aux vaches .
Dès que je me suis sentie prête, je me suis mise à rechercher les courses de village dans la campagne de mon département. L’une des 1ères a été le 10 km des Côtes de Bourg.
Puis, aidée par la catégorie Vo crée pour les vieilles seniors pas très loin de la quarantaine avant qu’elles ne basculent vers la catégorie des V1, j’ai multiplié les petites courses de campagne.
J’étais bien souvent récompensée non pas en vertu de mes chronos qui restaient bien fidèles à eux-mêmes, mais grâce à la rareté des participantes dans cette catégorie méconnue, et oui…quand on n’a pas un grand niveau, on fait feu de tout bois LOL
Ah les plaisirs des podiums…j’avoue que même si bien entendu l’essentiel est de participer, c’est bien agréable de jouir d’une mini célébrité à échelon local !
Depuis que je suis passée V1, je suis nettement moins présente sur les courses locales, mais n’allez pas croire que c’est parce que je n’ai plus d’espoir de   podium ! Mauvaises langues que vous êtes…Lol
C’est simplement que le nombre de ces courses va en s’amenuisant d’année en année, et que quand il s’en présente une, je ne suis pas toujours très prête.
Que m’apporte la pratique de ce sport :
Un équilibre nerveux tout d’abord. J’ai arrêté de fumer en 98 et fait mon premier marathon en 2000.
Pour moi, c’était comme un défi de le réussir, et une volonté farouche de chasser toutes les mauvaises toxines accumulées pendant toutes ces années d’esclavage face au tabac m’animait.
Courir est devenu ensuite un élément très important dans ma vie, surtout que j’ai la chance de partager cette passion en couple. D’ailleurs, nos choix de marathons à l’étranger sont très souvent liés à des choix de voyage, on fait comme ça d’une pierre, deux coups ! Pour celui de Singapour, nous avions séjourné au préalable sur l’île de Langkawi en Malaisie juste avant, très proche en avion.
Je me dis aussi qu’avoir la chance de ne pas avoir de blessure physique invalidante est rare et qu’il faut en profiter.
Courir m’a permis de faire des rencontres formidables, parfois éphémères, parfois durables, et l’ambiance particulière avant un marathon me plait particulièrement. Les coureurs vont tous aller au bout d’eux-mêmes, chacun à leur niveau, et ça crée une espèce de solidarité qui me plait.
Elle est palpable dans les regards qui s’échangent, dans les paroles qu’on peut lâcher durant la course (si l’on court seul parce que sinon, dans mon cas, c’est un débit en continu…).
Et puis courir apporte tellement de bonheur, de satisfaction de l’effort accompli que ça n’a pas de prix, et je n’arrêterai ça pour rien au monde.
Comment passer du jogging à un marathon ?
Mon mari avait couru son 1er marathon à Bordeaux pas le Médoc, Bordeaux, il n’y en a pas eu des masses, en 1991, et déjà à l’époque, cela m’avait donné envie. J’avais envie de voir si moi aussi j’en étais capable. Et puis j’avais l’impression que ça consacrerait ma pratique de la CAP en me propulsant dans la cour des grands. Je sais maintenant, pour avoir vu l’autre cour, la vraie, celle des ultras et des ultra ultras ! que je suis tout juste dans celle des moyens !
C’est ça aussi qui me plaît dans la CAP On apprend à rester à sa place !
Pourquoi je continue ?
Je continue car chaque marathon est différent, et que comme j’ai déjà eu la chance d’en courir dans des lieux fabuleux, je souhaite ne pas m’arrêter en si bon chemin
Améliorer mon temps ?
Ce serait mon rêve, mais je vous avoue que j’ai de moins en moins d’espoir d’y parvenir au fil du temps.
Il faudrait plein d’éléments favorables que je ne réunis pas à chaque fois : pas de décalage horaire, un bon sommeil dans les nuits qui précèdent (or je suis surexcitée par l’approche du jour J), pas de chaleur extrême( comme à Singapour, 5 heures 17 mon pire chrono , une alimentation saine et épurée des « saloperies »dont je n’arrive pas à faire le deuil pendant la période de préparation ! Et puis pour cette fois, quelque chose que j’aurai pu éviter, un don du sang à 1 mois du jour de la course, pas très malin, et qui m’a pas mal affaiblie.
Oui je crois que j’apprends à bien gérer la course, chaque marathon couru apporte, outre son lot de souvenirs, sa petite expérience, qui me permet de mieux courir la fois d’après.
Mes rêves de courses à venir :
Peut-être aller courir un marathon dans chacun des 3 continents qui  restent ! Sachant que  ça me prendra au moins 3 ans….
Mais aussi de beaux marathons bien de chez nous, et surtout l’inmanquable Médoc 2010 qui normalement se fera avec nos amis australiens Bob et Sue qui viendront pour l’occasion. Sue a déjà mis le pense-bête sur son frigo ! »

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