DSC05107J’ai le plaisir de vous faire connaitre Lionel, alias Eladio un des piliers du Pac Crazy Crew et un ami de la famille de longue date. Le temps où il faisait ses débuts au Pessac Athlétique Club ne nous rajeunit pas vraiment, mais je me souviendrais toujours de ses encouragements à l’arrivée d’un 10 km à Cadaujac, où j’avais eu quelques difficultés à terminer honorablement l’épreuve qui avait lieu en fin d’après-midi et en pleine chaleur.
Depuis cette époque où il était minime et moi senior, il a évolué et s’est révélé en grand coureur de fond.

Nous avons eu le plaisir de nous croiser à l’arrivée du marathon du Médoc 2013 auquel tout comme nous, il avait participé avec des amis.

Puis cette année début juillet au départ de la course des crêtes d’Espelette, course qu’il affectionne particulièrement étant d’origine basque.

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Il a accepté de répondre à mes questions sur cette course mythique du pays Basque à laquelle tout coureur qui se respecte se doit de participer au moins une fois dans sa vie, ne serait-ce que pour la pimenter un peu !

course des crêtes
Je vous laisse le découvrir :
1) Salut Lionel, peux-tu nous dire en quelques lignes quelles sont tes motivations pour courir en général ?
Salut ! Avant tout le groupe. Plus que tout, ma motivation principale reste de partager des moments intenses avec mes amis athlètes. Des joies, des déceptions, des encouragements. Sans un groupe d’entrainement fort, je n’arriverais pas à me motiver. Ensuite, le défi. Le besoin de me prouver des choses.
2) Combien de temps et comment te prépares-tu pour une course comme celle-ci ?
La course d’Espelette arrivant en Juillet, juste après la saison de piste, je n’avais pas le temps de me préparer spécifiquement, me contentant de plusieurs sorties longues. Cette année, où je voulais faire les choses à fond, j’ai commencé 2 mois avant à travailler la montagne, les sorties longues.
3) Tu es un habitué de cette course, combien de fois y as-tu participé ?
8 fois. Sur les 10 dernières années, je ne l’ai loupé que lorsque je ne pouvais vraiment pas.
4) Qu’est-ce qui te plait le mieux dans cette course ? La course ou l’après-course ?
L’ensemble. Comme on dit souvent en plaisantant, il y a 2 épreuves. Rien ne sert de surperformer dans la 1ère, si l’on n’assure pas dans la seconde. Il y a comme une magie autour de l’évènement. Nous avons la même routine depuis 10 ans. Le flunch à Anglet le vendredi soir, le plantage de tentes sur le terrain de foot d’Espelette. Les ventas en Espagne le samedi matin. Le départ de la course. L’apéritif au maïs grillé. Le repas. La plage le lendemain.
5) Quelle émotion cela a dû être de la terminer …en tête !
Un moment très intense. De la joie et de la fierté. Un moment aussi fort qu’avaient pu l’être les déceptions lors de mes précédentes participation. Depuis ma première course des Crêtes, je rêvais de gagner la course, et jamais je n’y parvenais.
6) Avais-tu cette idée en tête au départ, ou cela t’a –t-il surpris toi-même ?
Après 12 ans d’athlétisme en club, je souhaitais arrêter. C’était donc ma dernière année de compétition. C’était ma dernière chance de gagner Espelette. Donc je ne voulais rien laisser au hasard. Entrainement, alimentation, musculation, repérage j’avais fait tout mon possible. Je voulais gagner. Mais quand j’ai compris que ce serait bon, je ne réalisais pas trop. Même après l’arrivée, je demandais confirmation aux bénévoles, aux speakers.
7) Quels sont tes prochains challenges ?
J’ai maintenant besoin de prendre un peu de recul par rapport à la course à pied. 5 à 6 entrainements par semaine, cela rythmait ma vie, prenait beaucoup de temps. Et j’ai envie de découvrir d’autres choses. Cette année, la danse irlandaise. L’année prochaine peut être autre chose. Mais je sais que ça reviendra, et j’aime les défis que la course à pied peut proposer. Un jour je ferai le marathon de New York. Un jour un trail comme la Diagonale des Fous ou un Iron Man. Mais pas tout de suite.
8) Quel est ton plus beau souvenir de course à pied ?
Espelette 2014, forcément. Mais juste derrière, les 2 fois où nous avons réussi à nous qualifier par équipe aux championnats de France de Cross. En cadets à Pessac, en séniors à Tassin. Le moment où la course est terminée, où nous sommes épuisés, où l’on stresse parce que nous savons que cela va se jouer à peu. Puis la feuille arrive, on se précipite dessus, et on se jette dans les bras les uns des autres, on va aux France.
9) Quelles recommandations pourrais-tu faire aux lecteurs de ce blog ?
Prenez du plaisir ! Les défis, les rencontres, le partage, les sources de motivations sont multiples. Mais faîtes ce que vous avez envie de faire ! Et faites-le à fond !
En tous cas merci à toi, Lionel, d’avoir accepté de répondre à mes questions, et …bons runs  ;)!

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