WinterVinecki

Connaissant mon projet d’entrer dans le Seven Continents Club, un jour (déjà un marathon couru dans 6 continents), Christine, mon amie californienne avec qui j’ai couru le marathon de Big Sur en avril 2012 et le marathon du Médoc en septembre 2013 a eu la gentillesse de m’envoyer cet article  de Kavina Varma White sur la belle histoire d’une étonnante adolescente de 14 ans, marathonienne globrunneuse et exceptionnelle!

Voici ma traduction de l’article original de Kavina Varma White issu de today.com :

Demandez à une ado de 14 ans ce qu’elle a fait au cours des semaines précédentes, et elle vous répondra qu’elle a passé un test d’algèbre, ou joué un match de foot ou été au ciné avec des amis.

Demandez la même chose à Winter Vinecki et vous trouverez que cette ado de Salem(dans l’Oregon)n’a rien fait d’aussi ordinaire. Ses récentes réalisations: franchir la ligne d’arrivée du marathon d’Athènes( Grèce) faisant d’elle la plus jeune athlète ayant achevé un marathon dans chacun des 7 continents.

C’est un challenge que Winter Vinecki a accompli en 18 mois seulement, aux côtés de sa mère, le DR Estelle DAWN, formant ainsi le premier duo mère-fille à accomplir toutes les 2 des courses à Eugène(Oregon), au Keyna, en Antarctique, au Pérou, en Nouvelles-Zélande, en Mongolie et en Grèce.

C’était aussi une opportunité de partager de précieux moments avec sa mère, d’autant que la majorité du temps, Winter Vinecki vit dans une famille d’accueil à Park City dans l’Utah, où elle s’entraîne pour les olympiades de 2018 en saut à ski.

Pour cette super athlète , pétillante ado blondinette, des succès aussi hallucinants ne sont pas si gros! Ils font partie du mantra qu’elle a commencé à suivre à l’âge de 9 ans , quand elle a perdu son père Michael d’une forme maline du cancer de la prostate.

« A le regarder se battre avec son cancer, j’ai réalisé des choses. L’une d’elles est qu’il ne faut pas repousser au lendemain les choses qu’on peut faire aujourd’hui » dit Winter.

La mort de son père à l’âge de 40 ans a été un catalyseur pour Winter qui fait dès lors le voeu de faire tout ce qui est en son pouvoir pour aider la recherche contre le cancer de la prostate. Elle trouve le moyen de courir en compétition.

Avec l’aide de sa famille elle développe la team Winter

une plateforme pour lever des fonds pour aider la recherche contre le cancer de la prostate, et sensibiliser le public à cette cause au  travers de courses.  Winter et sa mère sont toutes les 2 à la tête de cette organisation qui a recueilli 400000 dollars depuis 2008.

En mars, Winter est devenue la plus jeune personne ayant fini un marathon en Antarctique où elle a affronté des températures de 22°F(-5°) durant la course, et finit 3ème féminine avec l’impressionnant chrono de 4h49.

Winter trouve difficile de répondre à la question de savoir quel est son marathon préféré, car « ils sont tous si différents » Mais elle a adoré celui de Nouvelle-Zélande, et décrit celui de l’Antarctique comme magique. L' »Inca Trail to Maccu Pichu Marathon« au Pérou est l’une de ses courses favorites.

Pour Winter, les courses ne sont pas dures car elle s’y prépare mentalement. « Cela me rend plus forte. Je cours pour mon père. J’essaye juste de passer la ligne d’arrivée, je ne pense à rien d’autre. »

La plus grosse difficulté est le voyage, le nombre de vols, et parfois la nourriture assez rudimentaire. « La Mongolie a été un challenge!  » dit-elle « On a partagé une yourte avec ma mère, et on a mangé de la viande de yak et du riz avant le marathon. »

Estelle, sa mère,  45 ans, gynécologue-obstétricienne de profession a également 3 fils de 16, 13 et 11 ans dit que sa fille a pris la relève en devenant aussi perfectionniste qu’elle-même. « Winter repousse ses limites dans tout ce qu’elle entreprend, que ce soit une course, du travail scolaire , ou,un projet de la Team Winter et elle le fait pour son père » dit-elle

« Elle n’a pas d’autre moyen de l’honorer. Elle ne peut pas sauter sur ses genoux et  lui faire un câlin. Elle ne peut pas courir à côté de lui ni jouer avec lui. je pense qu’elle se sert de son succès en tant qu’athlète pour honorer son père et faire en sorte que le monde entier sache qui il est.  »

Pour Estelle, la finalité de courir dans tous les continents avec sa fille était une façon de « joindre l’action à la parole »

« En courant ces marathons avec elle, je pouvais me rendre compte de la difficulté de s’entraîner, et de partager l’émotion de les finir » dit Estelle

Prochainement dans les projets de Winter: s’entraîner pour participer aux JO d’hiver de saut à ski, un sport qui est complémentaire du running et pour lequel elle se passionne également.

« Le saut à ski est plus qu’une affaire de compétence.ça nécessite des tripes et de la volonté pour venir à bout du saut » explique Winter « Mais courir est le moyen qui m’aide à rester connectée à mon père »

En tous cas, Bravo à toi Winter :)!

 

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